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Youcef, son épouse et leurs enfants, Joël et Daniel.

 

NDLR: Même si peu d’informations nous parviennent sur la situation de Youcef, suspendue à la décision de l’ayatollah Khamenei, nous croyons fermement que le Seigneur conduit les évènements. Les pressions internationales s’intensifient à son sujet. Son nom a été cité tout récemment plusieurs fois dans le rapport interim de M. Ahmad Shaheed et dans les débats à Genève et à New York. Pour la première fois, les alliés traditionnels de l’Iran comme la Chine et le Venezuela ont refusé de soutenir l’Iran au sujet de Youcef. Ceci étant, il faut continuer l’intercession : 3 jours avant sa libération, le pasteur Behnam Irani a été informé dimanche qu’il devait rester encore 5 ans en prison, conformément à un verdict émis en 2008. Il avait été condamné pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ».

 

 

Article original (en anglais)

 

 

« Les tribunaux iraniens sont connus pour retarder les verdicts pendant des mois. »
- J. Sekulow
La pression internationale a permis de retarder l’exécution du pasteur Nadarkhani et la campagne continue pour tenter d’obtenir le soutien du Président Obama, dans la recherche d’une protection des chrétiens. La condamnation à mort du Pasteur chrétien Youcef Nadarkhani n’a pas été mise à exécution. Aujourd’hui, les difficultés se multiplient, ce qui pourrait être de bon augure pour ce chrétien fidèle selon les contacts présents dans ce pays totalitaire. La cour suprême iranienne a renvoyé le cas devant l’ayatollah Ali Khamenei après avoir déterminé que, selon la loi iranienne, il n’était pas musulman.

 

Pour Jordan Sekulow, directeur d’ACLJ (le Centre Américain pour la Loi et la Justice), les complications des poursuites judiciaires sont dues au fait que le cas du Pasteur Nadarkhani ne correspond pas à la définition de l’apostasie telle que définie par la loi iranienne. Techniquement, la peine de mort n’est pas annulée. « L’affaire a été renvoyée pour réexamen parce qu’il n’y a pas eu d’exécution pour apostasie depuis 1990. Selon leur version de la sharia, basée sur les écrits des ayatollahs, techniquement, il n’a jamais été un musulman car cela se détermine entre 15 ans et 19 ans. En se basant sur ces éléments, les tribunaux ont jugé qu’il n’était pas musulman à l’âge de la majorité telle qu’elle est définie. Mais puisque ses ancêtres et parents étaient musulmans, il fallait lui donner l’occasion d’abjurer sa foi », déclare t-il.

 

 

Il ajoute que le procès de septembre 2011 devait persuader Nadarkhani de se rétracter – ce qu’il a refusé – et que la condamnation à mort était maintenue parce qu’il ne voulait pas céder. Les rapports des médias confirment que cette sentence n’est pas officiellement annulée, et qu’il peut à tout moment être exécuté pour viol et extorsion de fonds, charges apparues dans les reportages iraniens, après que la communauté internationale se soit émue de cette condamnation. « La cour pouvait publier un verdict dans la semaine, mais elle ne l’a pas fait. Les tribunaux iraniens sont connus pour retarder les verdicts pendant des mois. Mais ce qui est sans précédent c’est que ce retard est cette fois du au fait que le pasteur Nadarkhani n’est pas clairement un apostat. A cause de son ascendance musulmane et de la pression internationale, ils ont pris une décision sans précédent : demander l’avis de l’ayatollah », ajoute-t-il.

 

 

Selon CNN, le gouvernement iranien prétend que les faits ont été dénaturés, et que Nadarkhani est accusé d’une série de crimes violents, bien que les responsables des organisations internationales aient précisées que ces charges n’ont jamais été citées, si ce n’est depuis quelques temps.

Selon Aidan Clay analyste de la situation au Moyen-Orient pour le groupe de surveillance des Chrétiens (ICC), le gouvernement iranien est décidé à trouver une accusation contre Nadarkhani, quel qu’en soit le motif. Il déclare que « bien qu’une enquête ait montré que Nadarkhani ne s’est pas détourné de l’Islam qu’il ne pratiquait pas, la sentence a été maintenue parce qu’il a quitté la religion des ses ancêtres. Quelle que soit la manière dont on prend cette affaire, il est clair qu’il a été condamné à mort pour être simplement devenu chrétien. Nous devons rester concentré sur le prétendu crime original, c’est-à-dire l’apostasie, et selon la loi iranienne gouvernée par la Sharia, l’apostasie est passible de la peine de mort ».

 

Aidan Clay est d’accord avec l’analyse de Jordan Seculow, selon laquelle la pression internationale est à l’origine de l’hésitation du gouvernement d’appliquer la peine de mort. « Il semble que suite à cette pression internationale sur l’Iran, la sentence de mort prononcée soit reconsidérée. Pour autant l’Iran a répondu en modifiant les charges portées contre Nadarkhani : collaboration avec les sionistes, espionnage et viol. Nous savons que ces charges n’ont aucun fondement et qu’elles ont été lancées par la presse iranienne dans le seul but de détourner l’attention internationale. A l’heure actuelle, reste une incertitude sur la manière dont le tribunal utilisera ces nouvelles charges contre le Pasteur Nadarkhani. Selon son avocat, ces nouvelles charges n’ont pas été mentionnées par la cour suprême » a-t-il déclaré. Il estime également que si Nadarkhani est encore vivant, cela est dû à la pression internationale. « Elle a aidé de façon significative l’avancement de l’affaire Nadarkhani, en fait c’est peut être la seule raison pour laquelle il est toujours vivant, mais les autorités iraniennes peuvent bloquer la décision en attendant que le monde perde patience et intérêt pour son cas. »

 

 

John Whitehead, fondateur et Président de l’Institut Rutherford déclare que son groupe continuera à se concentrer sur les Iraniens. « Nous travaillons dans ce sens et espérons d’ici vendredi avoir un message fort à leur transmettre » Il ajoute qu’il travaille également pour obtenir l’attention du président Obama sur cette question. » Nous sommes disposés à retourner voir le président et le Département d’Etat. La dernière fois que nous avons fait une lettre, nous leur avons téléphoné et ils nous ont déclaré qu’ils étaient conscients de la situation. Ce que nous essayons d’obtenir est pour le moins une déclaration du président sur ce sujet. Je pense que nous y arriverons, mais il a été très très silencieux ».

 

 

Il y a deux semaines, WND (WorldNet Daily) annonçait l’envoie de cette lettre de Whitehead au président Obama, lui demandant de faire pression sur le gouvernement iranien pour obtenir l’annulation de la peine de mort. Un porte-parole du Département d’Etat déclarait que les autorités officielles étaient impliquées dans cette tentative pour protéger la vie du pasteur Nadarkhani. « Nous nous consacrons entièrement à la libération du pasteur Nadarkhani, y compris en ce qui concerne les nouvelles charges » déclarait ce porte-parole. Le Département d’Etat a été mis au courant de la situation de Nadarkhani, peu de temps après qu’il ait été condamné à mort pour apostasie.

 

 

Le bureau de Jordan Seculow travaille avec l’antenne européenne l’ECLJ, ONG qui jouit d’un statut consultatif spécial auprès des Nations Unies. Tous deux sont en contact avec l’antenne de Moscou, pour inciter le gouvernement russe à faire pression sur l’Iran. Seculow remarque que les pièces du tribunal prouvent que la seule accusation portée contre Nadarkhani a toujours été celle d’apostasie. Il ajoute que le revirement du gouvernement est du aux Iraniens qui se préoccupent de l’étranger. « Auparavant il n’avait jamais été accusé d’autre chose que d’apostasie, et le revirement actuel n’est pas le résultat de la pression intérieure ou de la Communauté Chrétienne, mais de l’attention portée par le reste du monde sur ce cas. Nous avons actuellement une occasion unique à cause de ce que vous direz de lui sur le plan diplomatique, en politique étrangère et sur la manière dont l’ayatollah traite les gens, parce qu’il est hors d’atteinte des pressions d’un juge ou de la communauté religieuse. S’il prend une décision il couvre tout le monde », conclut-il.

 

 

Quant à Clay, c’est la décision de l’ayatollah qui le préoccupe : « Nous attendons une décision dans la quinzaine qui vient », ajoutant que les décisions iraniennes sont souvent accompagnées d’une exécution immédiate de la sentence. « Comme souvent en Iran, un verdict peut être rendu à la porte d’entrée de la maison de Nadarkhani avec la remise de son cadavre, ou alors il peut être exécuté en secret en prison, le monde ne l’apprenant que quelques heures plus tard. Il n’y a aucune certitude concernant le verdict qui sera rendu. Il peut tomber à n’importe quel moment. »

 

 

L’analyse de Clay est accompagnée d’une demande de prière. « L’ICC demande aux Américains de prier pour Nadarkhani. Continuez à prier pour lui et sa famille, à diffuser les informations sur la précarité de sa situation. Nous devons rester attentifs et augmenter la pression ». Voir article sur  :  BlogDéi

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Dimanche 23 octobre 2011 7 23 /10 /Oct /2011 16:13
- Par Momoth
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